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Zoo de nuit

 

 

Le grain de sable dans le paysage désolé de Jo, Mike et Sarah, c’est L’homme. Un homme différent, riche, un homme qui vient chercher quelque chose… Jo, petit chef de rien mais petit chef avant tout, se sent menacé par sa présence. Il prend en otage l’enfant de Sarah (dont il est le père) et lui fait du chantage : elle doit enquêter et trouver la raison de la présence de l’homme dans le coin si elle veut revoir son tout petit. Mike joue double jeu, à la fois « bras droit » de Jo et complice de Sarah. Les heures passent comme un compte à rebours. La tension monte. L’homme est simplement venu chercher son fils. Qui est ce fils ? La réponse reste incertaine, mais le fait est que la pièce s’achève avec le départ de l’homme, emmenant avec lui le petit de Sarah. A l’aube, celui ci ne bougeait plus. Manque d’amour ? Manque d’attention, manque de nourriture et de soins tout simplement. Sarah a eu peur de l’hôpital. Sarah a eu peur qu’on lui retire la garde de son enfant. Sarah a vendu son enfant à L’homme. Et elle est partie…

Une mise en scène sobre, dure et métallique. Un mur cachant une perspective, un échafaudage trop grand pour l’espace donné, un échafaudage dont on ne sait pas bien s’il peut servir à construire ou à déconstruire ni même vraiment s’il peut servir, un échafaudage comme une tour de Babel où se réfugier pour mieux se déchirer, un échafaudage qui se cogne au mur, un échafaudage-cage dans un théâtre coincé. Et dans cet espace tronqué, des êtres gris et peau à mi chemin entre divinités et animaux, jouant avec leur frime de téléfilm, des êtres qui ne croient pas au conséquences de leurs actes, qui croient qu’après « game over » il y a toujours « start again » et qui foncent magnifiquement dans le mur, et le mauvais en plus. Un « Zoo » en une nuit d’une heure et quart, ambiance ombre et lumière, un peu tirée dans les contrastes, presque expressionniste parfois ; ambiance ni dedans ni dehors où les heures ne passent pas vraiment et où surgit soudain une fin abrupte comme un réveil matin.

Le spectacle a vu le jour au Théâtre de l’Elysée à Lyon en octobre 2005.

 

 

 

 

 

 

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