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ART CATASTROPHE
Prix Beaumarchais 2005
Mise en scène : Sarah Siré
Avec : Marc Delor, Céline Groussard, Lionel Laget, Kelly Rivière, Edouard Signolet, Maxence Tual, Anne Werner.
Quelle est l’histoire ?
Dans une grande ville, Jean Miel et Eliott, un chef de chantier et son apprenti, sont aux aguets. Ils n’ont plus que sept jours pour construire le Musée de la Catastrophe – et attendent avec impatience l’artiste visionnaire à l’origine du projet, Gonzague Medelios.
Suivi d’Alisson Darling, son assistante délurée, Gonzague arrive, enfin. Tout est beau, magnifique, sublime. Mais cela ne va pas du tout : le Musée de la Catastrophe ne peut être qu’une horreur organique au milieu des pavillons roses et blancs de la Grande Ville. Ah, la ville ! Marcello Canistrelli, le maire avare et sécuritaire, tente de la protéger de cette équipe révolutionnaire, mais c’est en vain. Il est à son tour pris dans cette folle entreprise, ainsi que Sarah, la jeune sœur d’Eliott, qui vit ses quinze ans comme une catastrophe pleine de surprise.
Les obstacles sont nombreux : les coûts, le temps qui manque, le désir du maire d’une culture positive et, surtout, les fêlures de chacun.
Et comment faire pour que le Musée de la Catastrophe soit interactif ? Comment interpeller les spectateurs pour qu’ils regardent la catastrophe en face et tentent de l’éviter ?
Lorsqu’à la fin, Gonzague Medelios détruit tout en voulant simuler un tremblement de terre, comment réagirons-nous ?
Face à nos petits désastres comme à nos grands malheurs, comment répondre ?
Quelles sont les intentions de mise en scène ?
La pièce met en jeu des bouleversements grandissants. Plus le chantier avance, plus le plateau est chargé et inconfortable. On cherchera à donner la sensation de tourbillon et de vertige qui nous prend face aux désastres. Dans le jeu d’acteurs comme dans les utilisations technologiques, nous voulons faire vaciller le public. Pannes de courant, effet de tempête, simulations de tremblement de terre… Nous voudrions que le public se demande sans cesse si les pannes sont prévues ou non ; que le réel et l’illusion soient sans cesse, comme dans une comédie baroque, mis en regard et en question.
Art Catastrophe parle de nos catastrophes, mais aussi de l’Art et du théâtre. La culture, comme le chantier de Gonzague, est sur un volcan – à nous de trouver comment danser au-dessus du gouffre. En même temps que le chantier se construit, le théâtre se fabrique à vue et avec le public. Chaque spectateur est invité à être acteur de la représentation à laquelle il assiste. Peut-on faire de l’art contemporain à partir de l’horreur ? Peut-on vraiment éviter les guerres et les attentats ? Et vous, comment ça va ?
Nous voudrions, le temps d’une pièce, créer et rêver la communauté.
Inventer l’utopie dans un chaos plein de joie et d’humanité ! |
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